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Original scientific paper

Samir Bajrić; This email address is being protected from spambots. You need JavaScript enabled to view it., Universite de Paris-Sorbonne

 

Summary

The article presents syntactic and semantic characteristics of the verb faire (to make, to do, to manufacture, to act) in contemporary standard French, as well as colloquial language. For example: J’ai fait un livre: “I’ve made” a book, that is: I’ve published a book. Psychomechanics (psychosystematics) of Gustave Guillame’s language exhibits the so called ideogenesis (“the birth of ideas”, which leads to morphogenesis, “the birth of linguistics forms and meanings”) of the verb faire. Gérard Moignet (see the list of references, 1981) and other Guillame scholars claim that ideogenesis can be analysed into four continuous linguistic expressions (the complete ideogenesis + three others, which are subject to “subduction”, the loss and/or changing of the original semantic value). The complete ideogenesis: the meaning of faire is fabriquer, créer (to make, to create): Il a fait une maison (He’s made/built a house); ideogenesis 1: faire is a verbal–nominal expression with one of the existing determinants: Il fait du piano (He is playing the piano); idegoenesis 2: faire is a verbal–nominal expression without determinants: Il nous fait peur (He is scaring us); ideogenesis 3: faire is an auxiliary verb: Il fait travailler son fils (He is giving his son a job) or apro–verb (verbe suppléant): Il n écrit plus comme il le faisait autrefois (He doesn’t write any more as he did before).
In this paper the author puts emphasis on an uninvestigated problem in psychosystematics of language, which he calls, free forms of the verb faire” (“entités verbales libres”). For example: On a fait la Croatie, ma femme et moi (My wife and I “have done” Croatia, that is: My wife and I have been to Croatia); Tu as fait ta douche? (, Have you done” the shower?, that is: Have you showered?); Max fait de la course à pied (Max does running, that is: Max runs). The author offers 158 different examples of usage of the verb faire, the forms of which are systematically taking over the semantic values of “real”, relative verbs, and often change (condition) the sentence organization.
The conclusion is that all languages have “lazy words” (N. Quayle, 2001, see the list of references). In French, one of these words is undoubtedly the verb faire. Its semantics (of possible worlds) is suited to the way in which the speaker (sujet parlant) thinks out and experiences “doing” as a linguistic and biological process embedded in this verb (faire = to do). This also explains the frequency of verbs in the French verb system. After être (to be) and avoir (to have), which “pre–exist” other verbs, faire is in the third place. To be, to have and to do are three fundamental constituents of human life. In the French language, the latter is seen primarily through the verb faire.

 

Keywords

the verb faire; Gustave Guillaume; verb syntax; verb semantics; French language

 

 

Le verbe faire en francais contemporain: syntaxe et semantique

 

Résumé

Cette contribution consacre le plus clair de son contenu aux nombreuses particularités syntaxiques et sémantiques du verbe faire en français contemporain (niveaux soutenu, moyen et populaire). Exemple: J’ai fait un livre (J’ai écrit/publié un livre). La psychomécanique (psychosystématique) du langage de Gustave Guillaume explique clairement la notion d’idéogénèse («naissance d’idées» qui précède la morphogénèse, «naissance de formes et de significations linguistiques») relativement au verbe faire. Les guillaumiens considèrent que ladite idéogénèse implique au total quatre étapes dotées d’une parfaite continuité (idéogénèse complète + trois autres qui relèvent de la subduction, définie comme un processus de désémantisation).
Idéogénèse complète: faire «fabriquer, réaliser» (Il a fait une maison); idéogénèse
1: faire élément verbal de locution à complément déterminé (Il fait du piano); idéogénèse
2: faire élément verbal de locution à complément non déterminé (Il nous fait peur); idéogénèse
3: faire auxiliaire factitif (Il fait travailler son fils); faire verbe suppléant (Il n’écrit plus comme il le faisait autrefois).
L’auteur met l’accent sur une problématique non abordée jusqu’à présent au sein de la psychosystématique
du langage et à laquelle il réserve l’appellation «entités verbales libres». Exemples: On a fait la Croatie, ma femme et moi (Nous sommes allés en Croatie, ma femme et moi); Tu as fait ta douche? (As–tu pris une douche?); Max fait de la course à pied (Max pratique la course à pied).
L’auteur dresse une liste de 158 emplois différents du verbe faire où celui–ci reprend la sémantèse des verbes correspondants («vrais» verbes) et modifie (conditionne) très souvent la syntaxe des phrases concernées.
En guise de conclusion, il note que toutes les langues doivent posséder des «mots paresseux» (de l’anglais, lazy words, voir N. Quayle, 2001). En français, ce statut est incontestablement réservé au verbe faire. Sa sémantique (des mondes possibles) correspond et convient à la manière dont le sujet parlant conçoit l’action en tant que processus biologique et linguistique, représenté précisément par ledit verbe (faire = agir). Cela confirme le bienfondé du critère de fréquence à l’intérieur du système verbal français. Dans ce domaine, faire occupe la troisième place, après être et avoir qui, de toutes les façons, «préexistent» aux autres verbes. Etre, avoir et faire (= agir) sont trois composantes majeures de la vie humaine. La troisième repose en grande partie sur le verbe faire.

 

Mots clef

le verbe faire; Gustave Guillaume; la syntaxe du verbe; la sémantique du verbe; la langue française

 

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